Dorota Glowacka

Pays d'origine:

Pologne

Thèmes:

Citoyenneté, Immigration, Identité et patrimoine, Multiculturalisme et diversité, Adaptation à la vie au Canada

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Biographie

Dorota moved to Canada from Poland via the United States in 1993.

She is a university professor in Halifax, Nova Scotia. In 2012 she published Disappearing Traces, a book about Holocaust literature and art.

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Dorota est originaire de Pologne et est venue au Canada via les États-Unis en 1993.

Dorota est professeure d’université à Halifax (Nouvelle Écosse). Elle a récemment publié Disappearing Traces, ouvrage sur la littérature et l'art inspirés de l'Holocauste.

Histoire

On arriving in Canada:

It’s important to remember that I got to Canada via the U.S. which did not turn out to be the promised land that my husband and I thought it would be. We experienced a lot of hardship. We were professionally well established in Poland. We had something like an apartment. It was a small apartment, but it was our own. We had a family life. We had friends.

In the United States, we experienced abysmal poverty, a lot of xenophobia, and a lot of comments such as, “If you don’t like it here, go back where you came from.” That was especially painful for my husband. These high expectations of leaving Poland behind and having a wonderful new life free of the stress that we had been experiencing in Poland collapsed.

That’s the background against which we experienced our Canadian immigration and the experience of moving into Canada. On the one hand, in contrast to Poland, on the other, in contrast to the United States, and this is perhaps why our first impressions of Canada were marvelous.

It was just very liberating to come to Canada and settle here and be free of those comments and the sense that we didn’t have the right to breathe as full human beings. The contrast to our experiences in the U.S. as legal aliens, which was the official label, was coming as landed immigrants in Canada was just a very positive experience.

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Arriver au Canada

Il est important de rappeler que j'ai accédé au Canada via les États Unis, qui ne se sont pas révélés la terre promise que nous avions imaginée, mon mari et moi. Nous y avons subi beaucoup d'épreuves. En Pologne, notre réputation professionnelle était bien établie. Nous possédions un appartement. Nous avions une vie familiale. Nous avions des amis.

Aux États-Unis, nous avons connu une pauvreté épouvantable. Nous avons subi une xénophobie intense et avons été la cible de beaucoup de commentaires désobligeants. « Si vous n'êtes pas heureux ici, retournez là d'où vous venez. » La situation était particulièrement douloureuse pour mon mari. Les grandes attentes que nous cultivions, celles de quitter la Pologne et de mener une merveilleuse nouvelle vie sans le stress que nous avions subi dans ce pays, se sont effondrées.

Alors, nous avons fait l'expérience de notre immigration canadienne et de notre établissement au Canada. Le Canada faisait contraste avec la Pologne et il faisait contraste avec les États-Unis. Voilà pourquoi, peut être, nos premières impressions du Canada ont été aussi merveilleuses.

Venir au Canada, nous établir ici, ne plus subir ces commentaires et ne plus avoir l'impression de ne pas avoir le droit de respirer comme des êtres humains à part entière ont constitué pour nous des événements très libérateurs. Contrairement à notre vécu aux États-Unis comme « étrangers en séjour légal », qui correspondait à notre étiquette officielle, notre venue au Canada s'est révélée une expérience très positive, car nous avions le statut d'immigrants reçus.