Michael P. Farkas

Country of Origin:

Canada

Themes:

Black History/African Heritage

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Bio

Michael P. Farkas était né à Montréal et ses ancêtres viennent du Nouveau-Brunswick. Il est président de la Table ronde du Mois de l'histoire des Noirs depuis 2009 et directeur de la Maison des jeunes Youth in Motion depuis 2008. Il habite à Montréal.

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Michael P. Farkas was born in Montreal. His ancestors are from New Brunswick. He has been President of the Round Table on Black History Month since 2009 and has been Director of Youth in Motion since 2008. He lives in Montreal.

Story

Mes parents sont Européens, mes parents adoptifs. Puis, ils ont adopté huit enfants. Puis aujourd’hui, il y en a encore cinq qui sont là.

Et de toutes sortes de nationalités. Alors, comme moi j’ai dit, je viens du Nouveau-Brunswick, principalement. Les autres, il y a un Grec, il y a un Micmac, etc. Ils sont des enfants du monde. Disons que dans les années 60, au Québec, c'était assez spécial, une famille comme ça. J'habitais un très beau village, le Mont-Saint-Hilaire. Alors, on était entourés de pommes. Et il n'y avait pas de noirs, ou très peu. Il y avait une autre famille qui a déménagé à Toronto. Parfois, quand tu es juste un ou deux, tu es comme l'exception à la règle, mais jusqu'au secondaire, ça allait. Au secondaire, c'est devenu un peu plus lourd, un peu plus marquant que j'étais différent des autres. Entre autres, le fait de fréquenter les filles et tout ça. Vu qu'il n'y avait pas beaucoup de jeunes filles noires, tu fréquentais plus de jeunes filles blanches. Puis, les parents, même bien nantis, il n'était pas question que je rentre dans ces maisons-là.

Mes parents m’ont toujours soufflé à la raison : « Sois juste toi-même et puis, ça va aller. » Alors, j'avais déjà une bonne base. Mais le fait d'être dans un cégep avec d’autres gens aussi, comme moi, je me rendais compte que je n'étais pas vraiment comme eux finalement. Je n’étais pas Haïtien ou je n’étais pas… J’avais grandi au Mont-Saint-Hilaire. Puis, j'avais mes goûts, j'avais ma culture, tout ça. Alors, je me suis fait mes amis que je devais avoir. Puis, je me suis rapidement rendu compte que ce n'était pas une question de couleur, finalement. Que c'était plus une question d’avec qui je peux réellement m’entendre bien, invariablement de la couleur de la personne. Puis, les goûts qu’on avait ensemble, si la personne était blanche, ou n'importe quelle couleur, c'était ainsi. Alors, je n'ai jamais cherché, réellement, à me tenir avec les noirs parce qu'il fallait que je me tienne avec les noirs. Mais c'était intéressant quand même de pouvoir partager ça, puis d’être rendu au cégep dans un contexte comme ça. Parce que j’étais tout le temps, dans les écoles, le seul noir au secondaire. C'était assez spécial.

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My parents are European, my adoptive parents. They adopted eight children. Today, five of them are still with us.

We came from all different nationalities. I came from New Brunswick. Among the others, there is a Greek, a Micmac, etc. They are children of the world. Let’s just say that in the 60s, in Quebec, a family like that was pretty unique. I lived in a very nice village, Mont-Saint-Hilaire. We were surrounded by apples. And there were no black people, or very few anyway. There was one other family but they moved to Toronto. Sometimes, when there are just one or two of you, you are like the exception to the rule. Up until high school, everything was fine. In high school, it became a bit more difficult to bear, a bit more apparent that I was different from others. Among other things, there was the issue of dating. Since there were not many young black girls, I would go out with young white girls. Their parents, even the more affluent, didn’t ever allow me in their houses.

My parents always made me see reason: “Just be yourself and everything will turn out fine.” So I was given a good foundation. But when I went to the vocational college after high school with other people who were like me, I realized I was not really like them at all. I was not Haitian or I was not… I had grown up in Mont-Saint-Hilaire. I had my preferences, my own culture, all that. I made the friends I was meant to have. And I quickly realized that it was not an issue of colour, in the end. It was more a question of who I could really connect with, regardless of the person’s colour and the preferences we shared. If the person was white, or any other colour, that’s the way it was. I did not really look to hang out with black people because I felt I had to hang out with black people. At the same time, it was interesting to be in that context once I got to college. Because at all other times, in high school, I was the only black person. It was pretty unusual.