Jacky Arrah Yenga

Country of Origin:

Cameroon

Themes:

Immigration, Black History/African Heritage, Francophonie, Multiculturalism & Diversity, Adjusting to Life in Canada

Photos:

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Bio

Originally from Cameroon, Jacky Essombe grew up in Paris and now lives in Vancouver. She has toured in Canada, the United States and Europe with major recording artists and has appeared on television and radio in Canada and France. From 2006 to 2007 she was the host of a weekly television show on the French CBC TV channel called "A la Carte".

A true cultural liaison and an enthusiastic ambassador for the African culture, Jacky's passion for her culture inspired her to become a professional dancer, dance teacher, storyteller, trainer and speaker and a TV and radio show host. She uses dance as a medium to express life to its fullest and also as a journey to a higher level of consciousness.

Story

Je m’appelle Jackie Essombe et je viens du Cameroun. C’est un pays qui est situé à la frontière entre l’Afrique de l’Ouest et l’Afrique centrale. J’ai quitté mon pays à l’âge de 9 ans pour aller habiter en France, j’allais rejoindre mon père et sa nouvelle famille et j’étais accompagnée de mon grand frère.

Pour moi, quitter le Cameroun a été une expérience très difficile. Bon, c’est vrai que c’était une aventure excitante en même temps, mais j’aimais vraiment beaucoup être dans mon pays. J’aimais beaucoup nos traditions, notre vie en communauté, le soutien dont je bénéficiais dans mon pays grâce à nos structures sociales et traditionnelles et j’avais vraiment un sentiment d’appartenance. Et le jour où mon grand frère et moi devions quitter le pays, nos voisins se sont réunis très, très tôt le matin devant notre porte pour nous souhaiter un bon voyage et certaines personnes nous ont donné de l’argent de poche, d’autres personnes nous ont prodigué des conseils et des recommandations sur la meilleure façon de vivre au pays des Blancs, comme on appelait à l’époque, et bien sûr aucune de ces personnes n’avait jamais mis les pieds en France et, par conséquent, elles ne savaient pas trop de quoi elles parlaient, mais on sentait bien que chacun voulait nous aider du mieux que possible et c’était vraiment très, très bon enfant.

À cette époque, il n’y avait pas de télévision au Cameroun. Par conséquent, seule mon imagination pouvait me préparer à la vie en France. Et c’est en partie ça qui donnait peut-être à notre voyage un caractère d’aventure et j’étais assez impatiente de découvrir ce mouvement qui était vraiment pour moi tout nouveau et complètement inconnu malgré la tristesse que je ressentais à l’idée de quitter ma mère et mes frères et sœurs, bien sûr, ainsi qu’un environnement qui m’était familier.

Par chance pour moi et pour mon grand frère, notre père travaillait pour Cameroun Airlines, qui est la compagnie locale au Cameroun – la compagnie aérienne – ce qui nous a donné l’occasion de retourner au Cameroun passer les grandes vacances presque chaque année et puis c’est… je pourrais dire que c’est en partie grâce à cela que j’ai conservé un lien très étroit avec mon pays malgré la distance et malgré également la durée de mon séjour en dehors du Cameroun.

J’ai toujours été attirée par la variété culturelle qui existe autour de moi et j’ai toujours rêvé qu’un jour je voyagerais et je visiterais des contrées lointaines et un jour, comme ça, j’ai décidé qu’il était temps pour moi d’aller voir ailleurs comment les gens vivaient.