Jessica Walsh

Country of Origin:

Canada

Themes:

Identity & Heritage

Photos:

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Bio

Jessica Walsh grew up in Newfoundland before moving to Ottawa and London, England to attend university.

She is currently is a law student at McGill University. She is also a musician and sings with Les Muses Chorale in Montreal.

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Jessica Walsh était née en Terre-Neuve. Elle a déménagé à Ottawa et a Londres, Angleterre pour poursuivre ses études universitaires.

Couramment. Jessica étudie le droit à l'Université McGill. Elle est également musicienne et chante avec Les Muses Chorale à Montréal.

Story

Exploring Identity

My cultural identity is something that I feel like I’ve thought about more in recent years, as a young adult and after, after leaving home to go away for university. And so I guess my first kind of feelings about it were that I felt like this kind of transplanted Newfoundlander. I was explaining myself as a Newfoundlander a bunch of times so I kind of got used to, to explaining what it was like to grow up there and what parts of me really stem from having spent so much time there.

I guess I started to realize that I didn't feel like living in Ottawa for was like an extension of Newfoundland.

To me, Ottawa felt like a really different place. And I mean it is a really different place. But culturally, I didn't identify in the same way with Ottawa that a lot of friends of mine there did. And I then kind of wondered how much that had to do with Newfoundland not having joined Canada until 1949 and the fact that for, especially for my mom’s family, Canada – like they didn’t grow up as Canadians. They were born as British subjects and only became part of Canada in 1949. And they went through debates over whether or not Newfoundland should join Canada and thinking about what benefits that could bring to them. And that alone was quite a divisive issue.

Being in Ottawa and realizing that I as a Canadian had this real gap I guess in terms of my understanding of Canada prior to 1949 and realizing that I knew lots about recent Canadian history but not much about the past, was something I wanted to explore. And then I did my Master’s in London, England, and felt this really weird sense of familiarity with England that I didn’t, didn’t expect. So that was kind of cool. But I definitely felt more of an attachment and an affinity with England than I ever did with Ottawa.

And then I was like, “Well why, why is this?” And it came down to like such little things that these really British day to day things like having afternoon tea or like this love of like certain types of China, or all of these things that maybe like, maybe you’d find in, in other parts of the Maritimes and in Newfoundland.

There are many traditions and sayings that my mom’s family and my grandparents say that I can relate to.

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Explorer l'identité

Mon identité culturelle est un aspect auquel j'ai réfléchi davantage au cours des dernières années, comme jeune adulte et après être partie de chez moi pour l'université. Et avoir l'impression de compter parmi l'une de ces Terre Neuviennes déracinées correspond à la première forme de sentiment que j'ai éprouvé. En tant que Terre Neuvienne, j'ai dû m'expliquer à plusieurs reprises. Je me suis habituée à décrire à quoi ressemblait la vie grandissant là bas et à identifier les parties de mon identité qui découlent vraiment du fait d'y être demeurée aussi longtemps.

J'ai commencé à me rendre compte que le fait d'habiter à Ottawa, quand j’étais à l’université, n'était pas le prolongement de Terre Neuve. J'avais le sentiment qu'Ottawa était un endroit très différent. Sur le plan culturel, je ne m'identifiais pas à Ottawa de la même façon qu'un grand nombre de mes amis. C'est alors que je me suis demandé à quel point cela avait quelque chose à voir avec le fait que Terre-Neuve n'a pas adhéré à la fédération canadienne avant 1949 et que, en particulier pour la famille de ma mère, ses membres n'ont pas été élevés en Canadiens. Ils étaient sujets britanniques à leur naissance et n'ont commencé à faire partie du Canada qu'en 1949. Puis ils ont traversé une période de débats sur l'adhésion de Terre Neuve à la fédération canadienne et ils ont réfléchi aux avantages que cela leur procurerait. Cette question a divisé l'opinion.

Alors que je me trouvais à Ottawa, j'ai donc pris conscience qu'en tant que Canadienne, j'avais des lacunes réelles sur le plan de ma compréhension du pays avant 1949. Je me suis aussi rendu compte que j'en savais beaucoup sur l'histoire récente du Canada, mais très peu sur son passé, et c'est un aspect que j'ai voulu explorer. Puis j'ai fait ma maîtrise à Londres, en Angleterre, et j'ai éprouvé ce sentiment vraiment étrange de bien connaître ce pays, sentiment auquel je ne m'attendais vraiment pas. C'était génial. J'avais beaucoup plus d'affinités avec l'Angleterre et je m'y sentais beaucoup plus attachée que je ne l'ai jamais été à Ottawa.

Puis je me suis demandé : « Pourquoi est ce ainsi? » Et la réponse se résumait à des choses aussi insignifiantes que ces petits gestes de la vie quotidienne britannique, prendre le thé l'après midi et cet amour pour certains types de porcelaine, ou toutes ces choses qu'on trouve peut être dans d'autres régions des Maritimes et à Terre-Neuve.

Mais en effet, un tas de traditions et de dictons auxquels je peux m'identifier, d'après la famille de ma mère et mes grands parents.